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De mes doigts baignés d'or, en ciselant les mots
Je tressais quelques brins, j'enchâssais quelques roses
Au soir, sur ses cheveux et sur ses lèvres closes
Relayant chaque nuit, mésanges et moineaux
Mon souffle s'élevait au ciel des angelots
D'un geste ensoleillé, j'enrubannais les causes
Jusqu'à l'embrasement des plus intimes choses
Attisant le plaisir des célestes flambeaux
Je semais dans son cœur le désir des étreintes
Et des verbes dorés dont les eaux sont empreintes
Ma plume y puisait l'onde au miroir merveilleux
Et puis s'illuminait en sa brise fleurie
Je cueillais de doux vers à la voûte des cieux
Pour peindre dans ses yeux une douce embellie
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