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L'astre s'efface au loin de l'azur encombré
D’ennui sur l’horizon et le jour qui décline ;
Le soir y tire un long trait à l’encre de Chine,
Frontière sombre où bute un espoir délabré.
Pourtant je prie le Ciel de vouloir me garder
Du poison qui nourrit le cœur d’indifférence ;
Il n’est de pire mal que de fuir la souffrance,
Tant que je puis, fermant les yeux, te regarder.
Je ne laisserai point le souffle délétère
De l’oubli transformer mon âme en un désert.
Mais je chéris mes maux bannissant leur cautère,
Preuve de ta présence, encore, en mon enfer
Où tu vis dans la paix, sereine et triomphante,
Toi qui fus mon aimée, bien plus que mon amante.
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