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Quand je me remémore en rêvant son regard
Je sens poindre le jour, l'absence s'abolie
Mon âme boit l'attente et l'heure semble lie
Sans autre or en mon cœur elle est mon étendard
Rien n'existe sinon ces fleurs à mon égard
Que me fondre en ses yeux pour cueillir l'harmonie
Car il me semble alors que son désir me prie
D'effleurer ses cheveux, son visage sans fard
Mes mains se font soleil, ajourant ses dentelles
J'accueille le printemps, sous ses cils hirondelles
Tant son corsage exhale une emprise de mai
En ce jardin fleuri, j'adore son image
Cette fleur d'Orient je l'aime davantage
Chaque fois que mon œil touche son corps parfait
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