|

Sur le quai, belle dame,
Mon bras s’agitait tristement.
Vous me quittiez, voilà le drame,
Et moi là gauchement,
D’une manière vaine,
Je pensais retenir ce train.
Je tentais, de taire ma peine.
De cacher mon chagrin.
Oui, hier encore ensemble,
Fortunés de votre affection,
J’étais heureux, qu’encor j’en tremble.
Ce jour, dans l’affliction !
Ce train qui vous entraîne…
Là, je pleurs sur le bord du quai.
Oh, devrais-je avoir de la haine ?
Comment ôter d’un trait ?
Moi à tenter le pire,
J’osais braver l’interdiction.
Cela donne bien à sourire,
Oui, où est l’ascension ?
Votre abandon m’altère !
Oui, je souffre sans vos atours,
Mon cœur, mais non moi, espère…
Vous reverrais-je un jour ?
Où serez-vous ? Mystère !
Pour m’oublier sur le matin.
Mes bons vieux amis me quittèrent,
Sur le bord du chemin.
Ma solitude pleure…
N’avez-vous pensez revenir ?
En vain votre parfum m’effleure,
Je n’ai plus qu’à souffrir !
Bruits de foule en partance,
Ils m’oppressent, me font m’enfuir.
Quitter la houle en résonance
Passer, m’évanouir…
Mais reprendre conscience,
Pour étouffer les souvenirs.
Demain sera en pleine science,
Plus de vœux à bannir !
plumedefou
|