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Sème aimable tendresse autour d'elle la rose
Entremêle l'œillet aux dentelles des bois
Pour offrir à son front l'intime apothéose
Des ombreuses moissons, des printemps d'autrefois
Demeurez ruisseaux d'or, alouettes, sylvains
Volez vers mon aimée, adoucissez son âme
Offrez à son oreille aubades et muezzins
Mêlez à son parfum, la douceur et la flamme
Vallons des tendres fleurs où niche le pinson
Ô! sources des sous-bois du temps de ma jeunesse
Caressez son doux cœur d'une sainte chanson
Faites donc son bonheur en l'appelant déesse
Devant elle j'incline avec choix ma raison
Son regard qui me sied rend ma plume légère
Serait-ce en plein hiver, il reste sur son front
De la paille, des fleurs, que mon cœur considère
Son sourire éclatant me souffle des beaux vers
L'amour reste pareil à sa grâce fleurie
Dans sa chambre je vis en admirant ses chairs
Ce céleste joyau reflète ma folie
Son esprit dans mon âme accroche le soleil
Ainsi va ma pensée en suivant son aurore
Ô! belle perce-neige, Ô! bel ange vermeil
Mon désir longuement se réveille en sa flore
Son charme resplendit et je me sens mourir
Quand sa bouche rubis effleure mon visage
Et pendant son sommeil quand je la vois fleurir
En rêvant d'Orient ma barque fait naufrage
Si le temps détruira mon verdoyant jardin
Nul ne fera d'ombrage à sa beauté divine
Puisque amoureusement, l'immortelle en ma main
Ressuscite pour elle un nectar d'aubépine
https://youtu.be/XcmbFf0ljjQ
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