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(écrit dans la nuit du 20 décembre, en réponse à tes deux derniers poèmes)
sais tu que je les guette
& bondis dès que je les vois
prédateur prétendu
je ne suis que leur proie
à vue dans les herbes hautes
quand je ne m'y attends pas
ils surgissent, me sidèrent
puisqu'ils sont emplis de toi
ils me sautent à la gorge
m'étripent, m'éparpillent
font de moi une loque
la fêlure du masque
si fragile désormais
s'étend jusqu'au dedans
cicatrice à jamais
toute petite, minuscule
je me tapis dans l'ombre
rassemble mes entrailles
& recule
alors je pose ici
comme s'incantent les prières
les bribes de quelques frissons
les ténèbres pour lumière
et en berne,
ma raison
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