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La platitude de l'encéphalogramme
Quand l'échec persévère
Creusant le passage au delà du drame
L'amertume jusque dans les airs
La force des catastrophes vertigineuses
Effrite l'illusion jusqu'à l'écœurement
Et l'œuvre d'une existence désastreuse
N'a même plus la saveur de l'égarement
Il faut pourtant poursuivre et rêver
Pour que débarrassé de l'espoir
Le déploiement sans se faire plumer
Ouvre une perspective moins illusoire
Aligner les mots comme une muraille
Refuge salvateur de l'enfant seul
Pour cesser d'espérer sous la mitraille
Jeter par tribord l'espoir dans un linceul
Sans agripper les jupes, désigner les tords
Imaginer l'avenir sous son voile opaque
Renverser l'histoire du mage retord
Escalader quand le fouet siffle et claque
Les montagnes qui colorent l'histoire
Couvertes de gouffres, de crevasses
Pourtant même si l'océan les sépare
Il en restera tout de même une trace
Le rideau tombe dévoilant les rouages
Le magicien d'Oz n'a plus aucun intérêt
Il faut soi-même écrire et tourner les pages
Le joug de la destiné, plus jamais
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