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On est en juin, je descends du train,
Me voilà arrivé à…Verdun.
A ce qu’il parait, l’état français a besoin de moi,
Qu’il va me solliciter pendant 10mois.
Je suis devant les grilles de la caserne,
Avec le moral presque en berne.
Je regarde derrière, l’immense cour,
Y voit un énorme mat planté au milieu.
Dans 1 heure après un grand discours,
Flottera au sommet un drapeau majestueux.
Le service militaire, ça pas toujours été Byzance,
Mais moi perso, je m’y suis souvent cru en vacances.
J’’ai longtemps pensé, au début, que j’allais galérer,
Que pas une âme sympathique entre ces murs, vivait.
En fait je m’étais carrément planté et chose rigolote,
C’est qu’j’allais m’y faire de supers potes.
Le premier qui m’a accueilli, c’est le ptit Cédric,
Ça faisait 2 mois qui vivait là, et il trouvait ça sympa.
Moi de mon côté, j’ai trouvé ce gars tout de suite sympathique,
Et très accueillant aussi, cela va de soi.
Le premier d’une longue liste de mecs qui ont formé,
Un groupe de potes très déconneurs et très soudés.
Le service militaire, ça pas toujours été Byzance,
Mais moi perso, je m’y suis souvent cru en vacances.
Arrivé maintenant en juillet, le mois de classe est terminé,
Faut maintenant te trouver pendant les mois qui reste,
Un truc à faire, genre un métier pour t’occuper,
Et pour éviter que ton temps devienne funeste.
Moi de nouveau, on m’a offert le paradis,
On m’a dit, toi tu vas au permis.
C’est ainsi que j’ai pu conduire ma première caisse,
Avec bien sur un gradé à côté de moi.
Mais pas question de prendre de la vitesse,
Tout façon, cette tire ne le permettait pas.
Le service militaire, ça pas toujours été Byzance,
Mais moi perso, je m’y suis souvent cru en vacances.
Le permis de conduire dans la poche, restait encore,
Quelque chose à trouver pour toujours m’occuper.
On m’a collé de garde, genre foutu dehors,
Pour éviter que des intrus puissent entrer.
Là ce coup-ci, j’ai trouvé ça un peu moins marrant.
Parce que l’hiver dans ce foutu bled de Verdun,
Bah franchement dehors, il caille tellement,
Que tu n’y sortirais même pas un chien.
Mais bon heureusement y’avait les potes, la bonne humeur,
Genre cette superbe amitié qui réchauffe le cœur.
Le service militaire, ça pas toujours été Byzance,
Mais moi perso, je m’y suis souvent cru en vacances.
Le dernier mois est arrivé, mon temps est fini,
Après avoir dit au revoir à cette chère pizzéria,
Et fais la tournée des troquets de là-bas,
V’là qu’il faut redonner tous ses habits.
Je troque désormais la couleur verte,
Pour récupérer mes chères fringues.
La porte de la grille est maintenant ouverte,
Et je me tape un dernier discours lourdingue.
Mon service militaire est maintenant fini,
Mais il m’a fait connaitre un paquet de bons amis.
Le service militaire, ça pas toujours été Byzance,
Mais moi perso, je m’y suis souvent cru en vacances.
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