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6 heures du mat, il est là, il sonne,
Il me ruine franchement la tête,
Avec sa sonnerie qui résonne,
Faut vraiment qu’il s’arrête.
Tous les matins c’est le même topo,
Quoiqu’on dise, quoiqu’on fasse,
Pour gagner un peu de caillasse,
Il faut allez au boulot.
Bon ça y’est je suis debout,
La tête encore dans le brouillard,
Je vais boire un ptit coup,
Et me regarde dans le miroir.
La tête du mec désespéré,
Qu’à pas envie d’aller bosser.
En plus je constate avec effroi,
Que dehors, bah il fait hachement froid.
Bon allez je me fais une raison,
Ce soir, ça sera beaucoup mieux.
De laisser derrière moi ces cons,
Me donnera un air joyeux.
J’arrive maintenant à ma bagnole,
Qui a elle, le pare-brise gelé.
J’étais bien mieux dans ma taule,
Quand j’buvais un chaud café.
La galère continue encore,
Elle ne veut pas démarrer.
Et ce n’est vraiment pas l’heure,
Pour du coup s’mettre à pédaler.
Faire du vélo, franchement c’est bien,
Etre sur le cadre, prendre un peu l’air.
Mais sérieusement ce matin, ça craint,
Vu qu’en ce moment c’est l’hiver.
Pas grave, j’irais c’soir à Auchan,
Acheter une onéreuse batterie.
Mon budget fondra en passant,
Vu qu’cet achat le liquéfie.
En me relisant, j’ai l’impression,
Que sur ce texte, chui vachement amer.
On en ferait presque une chanson,
Avec derrière, un chouette petit air.
Bon mon écrit est maintenant presque fini,
Et en l’occurrence cette saleté de journée aussi.
Se servir de ses différentes galères pour écrire,
Bah finalement, ça me fait assez plaisir.
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