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Le jour succède au jour et ils glissent sans laisser de trace
Ruisseau pur et sacré qui, coulant à jamais
Jamais aucun sein pacifique n'enfanta ces doux et divins élans
C'est un dernier songe d'amour dans mon âme et rien ne t'efface
En dérobant ta source épanches tes bienfaits
Ni ce désordre sympathique qui soumet le monde à tes chants
Un jour vide, un jour triste, un jour pâle, un jour nu
Quelque sympathie au fond de leurs cœurs
Elle aime, et n'aime plus, et puis elle aime encore
Comme un jour de jeûne, d'abstinence où l'on ne semble revenu
Cette douce passion qui fait les bons heurs
Cent fois elle brûla mon cœur du feu qui me dévore.
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