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Quand je trainais à l’époque dans mon quartier,
On était vraiment une sacrée bande.
Avec son tout plein de délire assumé,
Rien de tel pour qu’on s’entende.
Y’avait les matchs de foot à la piste,
Où on faisait les équipes avec « chou-fleur »
Si tu n’étais pas avec un bon, t’étais triste,
On te traitait direct de carotteur.
Une fois le match terminé,
Une épice était organisée.
On se pointait direct à la coop pour de la limonade,
Et on fumait quelques clopes dans la déconnade.
C’était le bon temps, le passé,
Ces maths de foot, ces virées.
Malheureusement ça ne dure pas toujours,
Maintenant on se dit que c’était trop court.
Y’a eu aussi la période des charrettes,
Les scooters, à l’époque, étaient mal vu.
Tous dessus, on se prenait pour des bêtes,
Quand j’y repense, quelle bande de tordus.
On déboulait souvent à la plage,
A trois ou quatre mecs à tout casser.
Très loin d’être l’équipée sauvage,
Il y avait entre nous une grande solidarité.
A mater les quelques dizaines de nanas,
Qui se trémoussaient ici et là.
Mais jamais on ne les accostait,
De peur de se faire rembarrer.
C’était le bon temps ces journées plage,
A mater de loin ou de près le rivage.
Malheureusement ça ne dure pas toujours,
Maintenant on se dit que c’était trop court.
On a eu aussi quelques embrouilles,
Quelques tartes et quelques châtaignes.
Certains avait vraiment la trouille,
Alors qu’ils passaient pour des teignes.
Et puis inexorablement le temps a passé,
La vie a continué son chemin.
Beaucoup de mes potes se sont casés,
Pour certains c’était plus ou moins bien.
Certains se sont vite retrouvés avec des mioches,
D’autres en véritable guerre avec leur belle doche.
Moi de mon côté, je vais perdurer le souvenir,
Chevaucher mon cube et remettre mon cuir.
Et partir en croisade dans d’innombrables quartiers,
Ou j’essaierais de me faire, en vain, respecter.
Malheureusement ça ne durera pas toujours,
Car un jour, la faucheuse me prendra de court.
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