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LES PENSÉES
Quelles pensées fières de vaillance et de gloire
Sont inscrites tragiquement dans ma mémoire
Marcher au hasard et gravir les sentiers rudes
Aller devant soi grisé par l'air des solitudes
Faire de son amour un jour au lieu d'un songe
Respecter sa pensée aussi loin qu'on y plonge
Ainsi la vie humaine est un grand lac qui dort
Où l'Espoir vainement mire ses astres d'or
Et l'homme, et l'homme seul, ô sublime folie
Au fond de son tombeau croit trouver la vie
Plutôt que mon amour, à vous seul destiné
Se tourne en autre part, car pour vous je fus né.
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