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Méandres dans les palétuviers, quel fleuve,
parcours au long court de vents, quelle épreuve,
une puissance si féroce telle une morsure d'une noire veuve,
le lis pressent ses secousses quand la terre donne sa preuve,
qu'il est maître du courant, électricité d'un fleuve,
barrage qui retient l'eau, mur d'une lamentation,
la douce prière qui gorge la vallée si verte et fertile,
aux ruisseaux des vies, si clair qu'il est la sédimentation,
pas de crimes sous terre qui ne peut être inutile,
le volcan rugit et explose de son cratère , c'est sa manifestation,
de renaître de la puissance du temps, grains subtils,
l'herbe pousse à la puissance d'un fleuve..
Le fleuve a cette puissance,
remous emportant les troncs arrachés,
par la pluie d'une première naissance,
la racine est prête à se détacher,
mais ses muscles sont des filaments en désobéissance,
vibrant de mille coups de tonnerre, orages cachés,
derrière les nuages en pleine colère de croissance,
la puissance d'un fleuve, sinueuse est sa réjouissance,
dans le désert des abîmes et des broussailles,
la puissance d'un fleuve, vaille que vaille...
didou écrit le 19 11 2016
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