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Un mercredi après-midi dans un meeting,
Dans lequel j’étais tombé vraiment comme ça.
J’avais pas vraiment un super bon feeling,
Faut dire aussi qu’c’était la fête de l’huma.
Avec tous ces gauchos, ces anarchos,
Et ces indémodables anticapitalistes.
Chui vraiment tombé de vachement haut,
En écoutant tous ces protagonistes.
Tenant des discours de révolutionnaires,
Les mecs n’arrêter pas de gueuler,
Venez, on va tout foutre par terre,
Il est l’heure maintenant de se relever.
Les meetings politiques,
Vraiment pas de quoi avoir la trique.
Beaucoup de bruit pour rien,
En tenant des débats sans fin.
Je parlais avec un mec qui se disait anarchiste,
Il gueulait sans cesse après l’autorité.
Mais pas besoin de plus en raconter,
Car mon dieu, qu’il était triste.
Beaucoup de mecs de droite étaient là aussi,
Serrant des mains a tout bout d’chant,
En essayant de parler avec parcimonie,
Mais restant évidemment, franchement chiant.
La gauche et les extrêmes étaient bien entendu représenter,
En répétant et expliquant que les autres camps c’était le mal.
Et que si pour eux les gens allaient voter,
On trouverait ça franchement anormal.
Les meetings politiques,
Vraiment pas de quoi avoir la trique.
Beaucoup de bruit pour rien,
En tenant des débats sans fin.
En fait maintenant que j’y repense,
Qu’est ce qui m’a donné envie de rester ?
Parce qu’il n’y avait vraiment rien d’intense,
A part la bouffe qu’ils nous servaient.
Etait-ce les quelques gazelles,
Avec lesquelles je parlementais.
Elles étaient bien mignonnes ces sauterelles,
Au milieu de toute cette médiocrité.
C’est décidé, je vais partir,
D’entendre tous ces ramassis de conneries,
Me donne vraiment envie de vomir.
Je regagne désormais la sortie.
Mon dieu mais quelle sinécure ce monde,
Bien ancré dans cette France profonde.
Faut franchement être vachement motivé,
Pour continuer à aller voter.
De te vendre des discours avec de l’espoir,
Et continuer à se regarder dans un miroir.
Quand tu vois tous ces cons qui fanfaronnent,
Tu te dis que la place doit être vachement bonne.
De mon côté, ils n’ont gagné qu’une chose
Mon plus grand dégout et mépris.
Avec mes pensées je suis en osmose,
Et de ne plus voter, j’en suis ravi.
Les meetings politiques,
Pas de quoi avoir la trique.
Beaucoup de bruit pour rien,
En tenant des débats sans fin.
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