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Avant qu’ils dorment, je raconte par moment à mes enfants,
Ma vie passée quand j’avais leur âge.
Leurs yeux s’ouvrent alors avec étonnement,
Comme s’ils voyaient devant eux un mirage.
Loin, très loin de leur quotidien respectif,
Le mien était composé de nanas et de copains,
Bande de potes plus ou moins chétifs,
Avec lesquelles je me marrais super bien.
On n’avait pas divers écrans ni d’internet,
Juste un terrain et une balle ronde,
Avec lesquels on se faisait des matchs bien chouette,
Presque l’équivalent d’une coupe du monde.
Nous aussi on écoutait de la musique,
Pas sur des mp3, mais des tournes disques.
Ce joli 33tours tout rempli de sillons,
Bien loin du CD et de ses jolis rayons.
On avait aussi quelquefois de la vidéo,
Avec surtout beaucoup moins d’effets spéciaux.
Passant très vite du rire à la tristesse,
Sans compter sur le talent de Mr de Funès.
On jouait aussi souvent dehors,
A cette époque, nos parents avaient beaucoup moins peur.
La psychose ne s’étaient pas encore installés,
Comme on l’entend dans les diverses actualités.
On voulait correspondre, on s’écrivait,
Pas à coups de facebook et de snapchat,
Mais avec du papier et un crayon,
Et c’était beaucoup plus sympa.
Avoir cette petite boule au ventre,
Vous savez ce que c’est ?
Quand on attend une lettre importante,
Une lettre ptet même d’amour, qui sait ?
A entendre désormais tous les interdits et défendus,
Je me dis que j’ai de d’la chance d’avoir survécu.
On ne s’en est pas trop mal sorti dans notre passé,
Si on avait su par la suite c’qui nous attendait.
Le danger est partout maintenant,
Dehors et même derrière les écrans.
Je ferme désormais leurs yeux et les laissent rêver,
A mon terrain de jeu, ma vie passée.
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