|

Comme lui, maintenant, régnant dans les ténèbres
Laissez-le s'en aller, c'est un rêveur qui passe
Ton génie invincible éclate en chants funèbres
C'est une âme angélique ouverte sur l'espace
Passant diurne au regard hagard et solitaire
La désolée, la ténébreuse, l'inconsolée, l'Eve
Un grand bal solennel tournant dans ce mystère
Mêlant son âme à la tienne en un mystique rêve
Porte ta vie ailleurs, ô toi qui fus ma vie
Eternité de l'homme, illusion ! chimère !
Va chercher d'autres lieux, toi qui fus ma patrie
Il n'a point eu d'hier, ce fantôme éphémère
Vision d'ombres sanguinolentes
De mes ans impurs, taciturne et funèbres
Râles d'expirations lentes
Ma vie est un blason sur des murs de ténèbres
|