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Quand le soir en juillet, s'écoule en gouttes d'or
Que l'angélus au loin annonce le prélude
Des encensoirs fleuris que verse messidor
Le poète s'en va cueillir la solitude
Il est tant de joyaux dans l'éther vaporeux
Que les derniers rayons lui font une couronne
Saupoudrant de pollen ce moment merveilleux
Qu'un archange divin, de son aile festonne
Au pied du bois, s'endort le feuillage mouvant
Tandis que les amants attendent la venue
Dans les célestes cieux de vénus au couchant
Il semble que le jour de mourir, s'habitue
A l'heure ou la douceur caresse les épis
Pleine de chatoiements au pré la source chante
Son silence s'exhale avec des chuchotis
Que le rêveur absous dans l'ombre qui s'enchante
Comme au cœur d'une nef où monte le motet
Lorsque le crépuscule ouvre sa robe ombreuse
Dans le sous-bois résonne un récital parfait
Celui du rossignol à la voix généreuse
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