L’Île- aux-mots

 

Mes poèmes - Moi

 

Le pour sur la balance

le vendredi 11 novembre 2016, à 19:23. Posté par Lucille


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Un matin comme un autre, un homme est dans sa chambre,
Il se lève du lit, venant de s'éveiller.
Avec des gestes lents, il tente d’habiller
Son vieux corps fatigué. Soudain, son dos se cambre

Puis il s’écroule au sol. Sa chambre est son linceul.
Entre les murs discrets s’échappe un dernier râle
Qui transporte son souffle au cœur d’une spirale.
Il est mort et son âme hésite sur le seuil.

C’est trop tard maintenant pour sortir du silence,
Il s’est tu pour toujours. Son affligeant trépas
Emporte en son cercueil ce qu’il ne disait pas…
Il n’est plus rien pesant le pour sur la balance.




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commentaires ( 6 ) (Ajouter un commentaire)
brouilleur59 le samedi 12 novembre 2016, à 01:20
texte très puissant, au limite de la solitude dans cette routine quotidienne, peut-on croire que la solitude soit une amie, que le vide d'autrui puisse combler notre pensée pour ne se plaindre de l'abandon.
Le pire reste quand même de partir sans le soutient d'une dernière main pour le passage.
au plaisir de te relire B59

guillaume le samedi 12 novembre 2016, à 01:48
bonsoir lucille, poème opulent a travers tes émotions!!!!!, il est très beau ce poème, et je subodore la violence de l'érrance a travers la solitude de cet homme qui expire seul , sans le soutien d'une femme, ou sans le soutien d'un membre de sa famille, bref, c'est mon profond r ressenti pour ton poème lucille, merci pour ce délicieux partage, amitiès lucille http://www mes poèmesnet/funky/571/en espèrant qu'un jour lucille lise mes poèmes, si elle le désire (lol)

elise289 le samedi 12 novembre 2016, à 09:10
De nouveau Elise,
Un poème qui percute et qui avec pudeur la violence de la mort dans la solitude.brutale,imprévue voir sidérante et qui vous cambre à genoux ...Comme une révérence.. non prévue là ce matin ..en se levant...sans qu''il y est une main tendue pour l'accompagner dans ce dernier soupir.
Ce poème est tranchant aussi d'une douce empathie qui exacerbe le vide et la solitude autour de cet homme.
Sujet difficile écrit avec beauté.



Lucille le samedi 12 novembre 2016, à 15:40
Bonjour Brouilleur... Belle réflexion que tu partages là. Le vide d'autrui? Certaines personnes évitent de tisser des fils tout au long de leur vie parce qu'ils en sont incapables...
Bonjour Guillaume, tu sais que parfois on peut être seul même au milieu d'une foule... et on peut se sentir accompagné bien que seul au milieu de l'océan... J'irai à la recherche de tes écrits :-)
Bonjour Élise, ton commentaire me touche, il me semble que tu as bien compris le sens «caché» de ce que je ressens...
Merci à vous mes amis poètes !

Nemo le lundi 14 novembre 2016, à 20:50
Je partage ton avis Lucille. La solitude n'est pas une question de présence ou d'absence physique mais plutôt mentale. Même au moment de partir, il vaut mieux être seul que mal accompagné. Mais bien sûr, si on peut être bien accompagné...

Sur le plan de la prosodie, pour reprendre "nos vieilles habitudes" (?), 'éveillé' et 'habiller' ne peuvent rimer (jamais 'er' avec 'é' !). Il aurait suffi que tu écrives : Il se lève du lit, venant de s'éveiller.
Bien à toi, Pierre.

Lucille le mercredi 16 novembre 2016, à 16:31
Merci Pierre... et j'en ai profité pour corriger un hiatus!

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