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Les femmes maintenaient leurs robes à grand-peine,
S’acharnant à lutter en vain contre les vents,
L’œil hâve découvrant, dispersés dans la plaine,
Les vieux effets rongés par les pluies et les ans.
Comme un gouffre marin que secoue la tempête,
Le lavoir débordait se vidant de ses eaux
Et ces femmes, battant brusquement en retraite,
Fuyaient, terrorisées, vers les champs de roseaux.
Que craignaient-elles dans les cannes de Provence,
A l'âge où l'on oublie tous les chants de l'enfance?
Et ces draps qu’elles ont pendus à l’étendoir ?
Des suaires, sans doute, abîmés par l’orage,
S’effilochant comme aux griffes d’un laminoir,
Telles, sur les écueils, les voiles du naufrage.
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