|
L'herbe haute se cabre au son du temps
On voit les têtes qui affichent le corps des rimes
La fissure s'ouvre et craque la montagne
Sur la plaine les ailes n'ont plus de voix
C'est la danse des frissons que l'on voit là-bas
Elles se relient l'une à l'autre dans un saut modulé
Comme le piston d'une machine
Elle harmonise le feu du passé et les poutres ensevelies
D'un côté ou de l'autre, il y a un cercle au milieu
C'est le vent qui lui donne un signal
Alors là, les corps se rallongent
Ils se couchent en formant une horloge
On voit les têtes qui affichent le corps des rimes
De chaque côté les bras se baissent pour gratter la terre
La plaine se joint au salut de ces hommes
Elle se retire en sifflant les bravos
|