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L'Opacité des Jours.
…..Aujourd'hui. Un nouveau Jour commence et recommence.
Une étrange Joie, frangée d'Amertume. Devoir envers les
Autres. Devoir envers Soi-même. Quel Accomplissement
Du Jour et de la Nuit vouloir et espérer si règne l'Opacité
Des Êtres et des Choses ? Un Mur. Une Falaise. Tu ne
Franchiras pas. Quelle Eclaircie, quelle Elucidation en
Vérité dans le Voile et les Plis, les Signatures intraduisibles
Du Réel ? Quelle Effraction ou quel Accueil, quelle Promesse
Intenable ? Un Non, un Obscurcissement commencent. Une
Lueur opaque. Le Découragement......
Quel Secret autre que la présente Vibration opaque et révélante
De ce Moment et de ce Lieu, dans leur brève Durée, leur
Devenir imprévisible, quel Secret te sera révélé par la
Limpidité du Bleu du Ciel, par un Vol d'épervier, par la Massivité
de la Montagne, par les Reflets mouvants de l'Eau, l'Incendie du
Coeur qui désire, par le Frémissement des Frênes d'une très haute
Brise dans les très hautes Feuilles ?
…..Des Adieux naissent sous nos Pas, à chaque Instant mouvant,
Remettant à l'Obscur ce qui est délaissé à tout Jamais, libérant
D'autres Rencontres en Opacité : nos Errances...... D'autres
Adieux.....
Êtres et Choses : un éternel Devenir les déplie, les recouvre.
Naissance, Ensevelissement. Un éternel Délaissement sans
Cause ni Raison. Eclats d'une Beauté ouvrante, opaque, brèves
Lumières dans la Pénombre, brèves Lampes. Ô Labyrinthes
Imprévisibles, ils dessinent parmi le Vivant et l'Inerte, nos
Chemins d'Errance.....
…..Chaos des Mondes et du Divers ! Il ne s'arrête pas le Nombre !
Pourtant, Rien ne nous divertit, parfois, ni Êtres ni les Choses, ni
Formes ni Couleurs, ni Parole ni Paysages, ni Narrations, ni Savoir
Ni Sagesse, ni Passé ni Présent ni les Futurs imaginés. Une étrange
Mélancolie ouvre un Espace étrange, déserté, nous absente de tout
Monde et nous garrotte au Monde, trop plein, trop vide ?
Pesanteur du Crâne que soutient une Main lasse, désoeuvrée.
Regard hagard et les Yeux fixes vers quels Lointains opaques, quel
Néant pressenti, quels Abîmes de Désolation ? Le Corps se voûte.
Nous sommes alors comme des Morts parmi la Vie, figés en Songe,
En étrange Pays. Apatrides.....
Nous aurons probablement rêvé nos Vies plus que de Mesure et plus
Que de Raison, louvoyant en Aveugles entre la Moralité impérative
Du Devoir et les Passions brûlantes. L'Egoïsme et l'Envie, l'Opacité
Des Êtres et des Choses tordent le Coeur et la Raison. Eternel Apatride,
J'ai rêvé, moi aussi. Une impossible Citoyenneté raisonnable des Mondes !.....
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