|
A la lisière du désespoir
Monter la pente raide
Abrupt fil du rasoir
N'espérer aucune aide
Chercher à perdre haleine
Malgré la confusion des sens
Un refuge, imprenable domaine
Fuir l'obsession, sa régence
Séparé par l'espoir
La lueur d'une apparition
Avoir quitté sans un regard
La douce solitude, la maison
Bien sûr la promesse était belle
Lire dans les yeux d'un ange
La voir déployer ses ailes
Ouvrir une main dans laquelle on mange
C'est une caresse mystérieuse
Faite avec le cœur
Mais l'addiction impérieuse
Sa rivale, sa sœur
Aveugle la vigie qui guette
Et son prudent capitaine
Le mirage est honnête
Et le couvre de chaînes
Désormais nu dans l'hiver qui vient
Emportant quelques flammes dérobées
Tâtonnant le mystère sans fin
La magie d'un rêve effleuré
Souvenirs inflammables
Les baisers de l'ange
Trésors ineffables
Et la Solitude change
Demeure isolée du monde
Le cœur retranché
Désormais sur le chemin de ronde
L'espoir consumé
Égaiera en brûlant
Le chant sans la colombe
Pour le seul habitant
Du toit aux catacombes
Ce refuge éthéré
Vibre en altitude
De souvenirs enflammé
Plus jamais seul, chez la Solitude
|