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tiens le destin frappe à la porte
mais je ne lui ouvrirai en aucune sorte
car tout me fait mettre en rogne
que cela soit ici ou en Pologne
Là-bas, lorsqu'on y parle de libertés
est-ce un rêve ou une réalité
on se le demande avec ce qui vient d'arriver
à ce syndicat que l'on nomme solidarité
Pour avoir voulu apporter
de l'eau au moulin liberté
leurs idées ont été coupées à la faucille
comme des traîtres à la patrie qu'on fusille
Est-ce bien beau
d'avoir frappé à coups de marteau
sur le statut de liberté
que les polonais semblaient désirer
Est-ce donc cela le Parti
qui s'oppose à toute démocratie
plutôt que perdre la face il prend les armes
et il ne nous reste plus alors que nos larmes!
Décembre 1980
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