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Souvent je sens monter une ardente marée
Quand je la vois, au soir, errer nonchalamment
Son corsage m'émeut, il est si languissant
Qu'il verse sur mon âme une divine ondée
Ceint de motifs en fleurs, de dentelle ajourée
Le joyau de son corps, calice débordant
Rutile de beauté, d'un charme incandescent
Chaleur et volupté tourmente ma pensée
Un tourbillon d'oiseaux transperce d'or mon cœur
Quand sont regard serein brûle en apesanteur
Sur le foin crépitant de ma folle tendresse
Comme un soleil rubis, au miroir de l'amour
Elle sème en mes yeux, l’hosanna doux du jour
Et mon ardent désir, la proclame déesse
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