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Tu es un poème, un recueil
Et j'aimerais chaque jour cueillir
Sur ta bouche sur chaque feuille
La magie que la nuit à fait grandir
Ne jamais savoir une seule strophe
Les réciter toutes à chaque heure
Et découvrir comme en catastrophe
En rougissant le charme de tes faveurs
Dérouler les mots,
Comme on déshabille
S'envoler un peu plus haut
Une joie d'enfant, je babille
La nacre de tes dents
Comme autant de consonnes
Chante en se découvrant
C'est ma chair que je leur donne
Se sont les notes que l'on n'entend pas
Qui donnent son pouvoir à la sirène
Ensorcelé jusqu'au bout des doigts
Tes mots glissent sur mes veines
C'est ta peau qui vibre
A la lumière capricieuse
Tes lèvres qui m'enivrent
L'envie se rêve vertueuse
Mais les courbes hallucinogènes
Écrites entre les pages
Que nonchalamment tu promènes
Enflamment les nuages
Le désir en fusion
À chaque battement de cil
Ta divine scansion
Son pouvoir érectile
Au charme de tes arabesques
Comme un coup de grâce
S'ajoutent quelques fresques
Que la lumière embrasse
Je voudrai réciter
Mais jamais par cœur
Le recueil précité
La promesse du bonheur
Et tu caresse ton cou
Et tu bats des cils
Et je plies le genoux
Espérant, immobile
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