L’Île- aux-mots

 

Mes poèmes - Moi

 

Les fleuves retrouvés

le vendredi 01 juillet 2016, à 21:20. Posté par Lucille (auteur : Lucille et Philip)



    Les fleuves retrouvés

    Près du Café des Arts, quand la Seine paresse,
    Mes yeux se portent loin, vers ton fier Saint-Laurent
    Mon souvenir lointain frémit et se confesse,
    Je vois le pont givré, son rythme transparent.
    (Philip)

    Le long du Saint-Laurent, près du Café Morgane,
    Je rêve aux «Batobus» glissant dessous les ponts,
    Des lacets de la Seine. Et je revois qui flâne,
    Parmi mes souvenirs, son chant qui me répond.
    (Lucille)

    Ô, ma lointaine amie, mon vieux fleuve tranquille
    Rêve de solitude et de glaces sublimes.
    Ma grande ville gronde et ton pas immobile
    Cherche le silence près des rives intimes.
    (Philip)

    J’entends battre le cœur des flots sur les rivages
    Depuis ma tendre enfance. Au hasard des saisons,
    Ils auront façonné chacun des paysages
    Qui ont toujours guidé mon pas vers l’horizon.
    (Lucille)

    Sous chaque pas frissonne un souvenir rêvé
    Un fleuve trop timide, imprégné de grand large,
    Et sous les méridiens, des soupirs sont volés
    Quand les flots acadiens se mettent à la marge.
    (Philip)

    Au bord du St-Laurent qui rêve de voyage
    J’écoute son refrain qui murmure à l’azur ;
    Il imagine un pont accostant au rivage
    De ta lointaine Seine à l’aube du futur.
    (Lucille)

    Alors viendra ce jour où leurs eaux réunies
    Mêleront un seul chant, exhalant un soupir
    Apprêté pour enfin, accordailles bénies,
    Donner à nos espoirs l'éclat du souvenir.
    (Philip)

    Les cousins séparés par l’immense océan
    Se prendront par la main pour danser une ronde,
    Sous les cieux étoilés qui bercent le néant
    Ils cesseront enfin leur quête vagabonde.
    (Lucille)

    Incroyable magie qui mêle dans le rêve,
    L’étincelant combat de ces rives sanguines
    Implorant l’éternelle alliance bien trop brève
    Des contrées du Nord, des légendes latines
    (Philip)

    Le Saint-Laurent se trouve éloigné de la Seine
    C’est un très long voyage et le vent se déchaîne
    Souvent sur l’océan. Mais les rêves voyagent,
    Ils viennent déposer l’espoir sur les rivages.
    (Lucille)

    Et mon Café des Arts me semble trop étroit.
    Tu es si loin Morgane et je suis maladroit.
    (Philip)

    Alors ferme les yeux. Les étoiles veilleuses
    Éclaireront les nuits des eaux aventureuses.
    (Lucille)

<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 8 ) (Ajouter un commentaire)
Lucille le vendredi 01 juillet 2016, à 21:38
Bonjour chers amis poètes,
Voici un poème que Philip et moi-même avons composé au fil des semaines passées. Un long chemin poétique a été parcouru avant d'aboutir à ce résultat. Nous avons choisi de voyager par les eaux à partir de nos fleuves réciproques. J'erre souvent le long du St-Laurent alors que les pas de Philip longent régulièrement la Seine...
Bonne lecture :-)

Philip (JARDIN DE LUNE) le samedi 02 juillet 2016, à 06:13
Chère Lucille, permets-moi de te remercier bien chaleureusement ici de m'avoir permis d'écrire avec toi ce poème.
Au fur et à mesure que le poème prenait forme lentement, nous nous sommes dit être étonnés du résultat.
Aujourd'hui, c'est fait. Et, pour ma part, je suis toujours autant agréablement surpris.
Ce témoignage d'amitié franco-québecquoise passera sans doute inaperçu aux oreille du ton premier ministre Justin Trudeau, mais là est pourtant un des sens que l'on peut donner de l'amitié entre des gens que des passions communes (ici la poésie) rapprochent, quelques soient les frontières. A bientôt, chère Lucille pour, j'espère de futurs projets communs. Amitiés, en direct de Paris et de la Seine. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

Ivy le samedi 02 juillet 2016, à 09:22
Heureusement, les mots, comme l'amitié n'ont pas de frontière !
Un beau partage !
Bravo à vous deux, Lucille et Philip. Bises

Micheline 1940 le samedi 02 juillet 2016, à 11:03
Bonjour Lucille,
J'ai eu la sensation en lisant ce long et bien merveilleux poème, de me trouver à bord d'une nave enchantée, qui d'une rive à l'autre allait chercher l'écho du Poète qui hélait les vers déroulés, sur une écharpe de soie ondulant dans l'air pur. Cette écharpe étant le lien ténu mais efficace entre deux continents. J'ai adoré le pont entre vos deux échanges, et le résultat est ce joli morceau d'écriture poétique, qui fait honneur aux efforts conjugués et talentueux de Philip et vous-même.
Avec tous mes compliments appuyés et renouvelés,
Micheline.

Lucille le samedi 02 juillet 2016, à 20:13
Bonjour Philip... Ce fut une expérience agréable et un plaisir réciproque. J'ai pris plaisir à cette expérience et te remercie de ta participation.
Bonjour Ivy... J’approuve ce que tu écris, les mots et l'amitié n'a pas de frontière.
Bonjour Micheline. Ton appréciation me touche et je suis certaine qu'elle va également toucher Philip. C'est exprimé de façon joliment poétique :-)

mespoemes.net/bluegirl le dimanche 03 juillet 2016, à 18:02

Un thème profond que les eaux aventureuses de nos fleuves et des retrouvailles aux horizons de nos rêves.
Belle concordance de plume, c'est très fluide !
: ) Bises, Lola.




Lucille le jeudi 07 juillet 2016, à 15:12
Merci Lola pour ta lecture et pour avoir exprimé ton appréciation. À une prochaine fois :-)

Réjane le jeudi 14 juillet 2016, à 19:03
waouu, je ne regrette pas ma visite (même si on a dû m'y pousser fort), vos plumes se marient fort harmonieusement, et ça me donne encore plus hâte d'arriver à septembre siroter un verre au Café Morgane. Bravo à vous deux !

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet