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Isabelle
Il pleuvait sous des soleils d’argent,
Coulaient tes larmes quand nous parlions
Et tes mots dessinaient une éternelle absence,
Le roulis infernal de la souffrance.
Tu me disais ta peur et je ne disais rien,
Coulaient tes larmes quand nous parlions
Des nuages gris, d’un mois d’avril,
De ce vent paresseux figeant un ciel noir.
Où sont les couleurs, quand tu peignais
Les esprits de l’eau, cette toile d’un bleu profond,
Cette eau dormante remplie de rêves
Quand les songes savaient ouvrir leurs portes.
Où sont les vendanges, les fruits mûrs de l’innocence,
Ce temps un peu trop fou roulant sous l’enfance,
Ces chemins creux, sous le voile amoureux
D’une saison où tout s’invente.
Viendras-tu encore au bout de l’éclaircie
Quand les pourpres danseront sur les coquelicots,
Qu’au souffle des choses en allées
Viendra le chant de la vague sans écume,
Viendras-tu encore à cette aube, à sa source,
Ce vent léger effeuillant les souvenirs,
Cet écho tremblant d’un orage mourant,
Y viendras-tu encore, aux lèvres un sourire.
Il pleuvait sous des soleils d’argent,
Au front roux d’un jeune automne,
Cette pluie, qui dans nos cœurs, fredonnait
Comme une infinie tristesse.
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Une grande et belle âme nous a quittés, peintre, poète, musicienne .
Dors en paix ma tendre amie
Je dédie aussi ce poème à son mari Jean-Paul
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Texte protégé par une licence CC BY-NC-ND 3.0
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