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Je songe à vous ma belle, aux jours clairs de tendresse
Échos lointains d'avril, souvenirs embaumés
Et je sens sourdre en moi les vers inachevés
Sur ces tertres muets s'allonge ma jeunesse
Les yeux tournés vers l'or de la vaine promesse
J'erre triste au sous-bois parmi les lys fanés
Aujourd'hui plus qu'hier la voilure des étés
Egratigne mon cœur, le recouvre et le blesse
Je rêve à vous princesse, au céleste séjour
C'était au mois charmant, des lilas, de l'amour
Mon œil était d'azur, votre teint porcelaine
Du chant vermeil et pur il ne reste plus rien
Meuglements éperdus, là-bas j'entends un chien
Saluant ma tristesse aux pleurs de la fontaine
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