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L'attente est déjà le début de l'amour

le lundi 25 avril 2016, à 22:07. Posté par plumeflore


    Ce soir, seul au vallon mon âme boit l'attente
    Viendra-t-elle fleurir les courbes de mon cœur
    Où bien est-ce l'oubli que le rossignol, chante
    Rien ne peut m'apaiser pas même ce charmeur

    Je sais l'enchantement de sa douce présence
    L'opale de ses cils, rutilant et sacré
    L'amour incandescent s'éteint en son absence
    Rien n'existe, sinon sa flambante beauté

    Hier, sur le chemin je glanais à sa bouche
    Un chapelet de fleurs et de blonds épis d'or
    Je possédais le ciel, aux roses de sa couche
    Elle était mon soleil, mon frisson, mon trésor

    Mes vers étaient émail et fine porcelaine
    Je buvais le bonheur au ruisseau de ses yeux
    Au souffle de ses mots, à sa claire fontaine
    Au miroir de son corps se reflétait mes cieux

    Pourtant je suis si seul au rendez-vous des roses
    Les bras tendus au ciel, en vain, j'implore Dieu
    J'ai pris tout leur mystère aux éternelles choses
    Jamais je ne veux croire au chagrin de l'adieu

    J'aime trop son regard, ses tendres violettes
    Comment vivre sans elle en sachant son séjour
    C'est le don de l'espoir que fondent les poètes
    Tant l'attente est déjà le début de l'amour




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commentaires ( 3 ) (Ajouter un commentaire)
marieannemak le mardi 26 avril 2016, à 07:47
Marc, superbe poème... En réponse.
Un regard violet, vivant qui me rend solitaire,
Poète, tu es et tu resteras car tu as en toi, l'espoir de foi

Elle, au nom de la rose te laisse seul et tu pries !
C'est un secret bien gardé, celui des adieux... Pourquoi ?

Tes poèmes sensibles te faisait croire au bonheur, tu ne vois qu'elle...
Elle t'abreuvait de paroles douces, ton ciel était son être extrême.

Tu embrassais ses lèvres comme on embrasse des perles de blé dorées
Son ciel-de-lit, une rosée de lumière qui te donne le frisson extrême

Tu connais par cœur, son corps parfait, sans elle tout est pâle, blême.
Pour toi, rien n'existe en dehors de sa personne sublime.

Les montagnes sont parfois infranchissables... Tu attends !
Ton âme a les courbes de son amour, reviendra-t-elle  te soulager de son absence ? Marie-Anne

marieannemak le mardi 26 avril 2016, à 07:49
Désolée, la première phrase a une petite erreur.
Un regard violet, vivant qui "te rend solitaire",

Micheline 1940 le samedi 30 avril 2016, à 08:59
Et pour qu'un tel amour existe de nos jours, où cohabitent l'injure, le crime et l'horreur, il faut une pureté, un sentiment tel en réciprocité, en passion éternelle, qu'il mérite grande protection et un profond respect. Cet exquis poème m'a émue à l'extrême.
Bien amicalement,,
Micheline.

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