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Que doit-on penser d'un privilège inouï,
qui nous apparaît, énorme quand on l'apprend,
on a l'impression qu'il existe depuis des décennies,
oui, mais juste celles venues après Mitterrand.
Aujourd'hui, cette règle perdure, règle et non loi,
il n'est nullement inscrit dans la Constitution,
que les anciens Présidents aient, de suite, droit
à une retraite et surtout ses à-côtés, jugez de l'aberration
Appartement, bureau, voiture , personnel et gendarmes attachés
tout cela aux frais de la princesse, enfin, du contribuable
bizarrement, les gens de droite en ont profité et en ont rajouté
maintenant, les premiers ministres en bénéficient aussi, est-ce équitable?
A l'heure où ces gens-là nous demandent de serrer la ceinture vu la conjoncture,
il en est des anciens responsables une toute autre chose,
dire,dès lors, qu'ils sont détachés de la réalité est loin d'être une caricature,
ainsi, pour eux au moins, la vie continue d'être rose
A croire que la nuit du 4 août 1789, il ne s'est rien passé,
à ce jour il y a moult privilèges, loin d'être abolis,
et les politiques n'en sont pas les moins intéressés,
pensez-donc, étant aux premières loges, ils se sont servis
Pour nous, simples travailleurs, elle paraît lointaine, la retraite,
alors qu'un politique qui, juste six mois durant, pratique un ministère,
il y a droit de suite , c'est sûr il peut dire que la vie est chouette,
alors que cela nous rend, de plus en plus , furax et vénère
Aussi messieurs, un peu de sérieux, dans vos devoirs et vos droits,
il y a eu une Révolution, qui a cru changer la société,
mais la royauté ne s'est jamais aussi bien portée, je crois,
alors si vous voulez, que l'on adhère , encore, à vos vérités
Celles dont vous voudrez bien nous parler
commencez par vous débarrasser de ces trucs stupides,
bien malin de deviner qui, le premier , va oser,
mais , après tout ce ne sont pas là vos seuls subsides
Aussi nous n'attendons rien d'exceptionnel, à priori,
mais renoncer à ces règles sera, à tous, bénéfique,
cela serait un juste retour vers la vraie vie,
vous qui savez, si bien, servir la République
Et pas s'en servir comme tant d'autres agissent,
si vous voulez redevenir, un tant soit peu, crédibles,
renoncez à tous ces privilèges et soyez plus lisses
et vos discours deviendront, peut-être, audibles
En tout cas, dès ce jour, la chasse est ouverte,
à tous les privilégiés, tous les nantis qui se gavent,
ceux-là, leur crédibilité est, pour nous, au rayon pertes
et s'ils n'ont rien compris, cela risque de devenir grave.
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