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Tel un peintre égaré dans l’atelier lugubre,
Je recherche, ahuri, les teintes de l’azur
Qui scelle l’horizon de ma vie comme un mur,
Où l’espace est empli d’une odeur insalubre.
Sous l'astre du printemps, je bronze et je m'étale
Mais, à ces rayons neufs, mon cœur reste étranger,
Faisant le choix de l’ombre et flairant le danger
D’un implacable jour à l’heure zénithale.
Mes yeux ont vu ce que mon âme n’a su prendre,
Ma bouche a dit des mots que nul ne peut comprendre,
Tes baisers ont perdu leurs savantes saveurs
Et tes yeux, sous la lune, ont éteint leur mystère.
Car il est oublieux des plus vives couleurs,
L’artiste qui veut peindre un portrait délétère.
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