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Le village serein s'assoupi lentement
Ceint de fine dentelle en son nid de verdure
De l'or incandescent enlace le couchant
Et sa trame dorée envahit la nature
Seul, quelques paysans assis sur un muret
Ruminent leur journée au cœur de la fournaise
Et sur ce que le ciel à l'horizon promet
Encore de l'azur en ce long mois de braise
C'est en ces tièdes soirs fleurant bon les moissons
Que le terroir chez nous en demeure authentique
Quand le jour va finir, la salve des grillons
Berce le crépuscule au pouvoir idyllique
Par-dessus les maisons un oiseau peu discret
Avec des friselis déchire le silence
Est-ce donc l'hirondelle où bien le martinet?
Peut importe au final c'est une récompense
Tout comme l'angélus plein de recueillement
Car voici venir l'heure émouvante et paisible
Où la fontaine chante un ode au firmament
Une antique chanson pour poète sensible
Si le ravissement vous fait couler des larmes
N'ayez point honte, amis, car cela vient du cœur
Et ces frissons troublants transportent bien des charmes
Tout ce rayonnement me semble du bonheur
Et verse sur mes pas, sur mon front insoucieux
Cette exquise clarté qui tourmente et enivre
Rêveur, comme je suis, je crois voir dans les cieux
L'indicible clarté que l'esprit saint délivre
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