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Juillet parle à mon cœur par la voix de l'oiseau
Et le soupir soyeux sur la moisson dorée
Quand midi couvre d'or le miroir du ruisseau
Je ne puis sans plaisir, à l'ombre veloutée
Etreindre du regard tout le riche terroir
Le calme, l'harmonie et ces lais de feuillage
Abritant le bétail, jusqu'au souffle du soir
Expriment le bonheur du paisible bocage
Qui fait l'âme chanter et composer des vers
Quand du soleil couchant coule l'apothéose
Un livre dans les mains je brise enfin mes fers
D'une joie indicible en éclairant ma pause
Sous les cieux azurés les multiples splendeurs
D'un rayon fascinant arrosent la nature
caressent tendrement les parterres de fleurs
Tout le reste n'est que de la fausse dorure
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