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Alors quoi, je meurs !
Et l’heure se dérobe
Avant même de finir.
Le vent, sur ses charnières d’avril,
A des sanglots qui se brisent,
La lumière hâte les ombres,
Vais-je donc mourir ?
Un ciel succombe,
On dirait qu’il pleure,
Sous le haut vent des souvenirs,
Vais-je donc mourir ?
Là-bas des enfants jouent,
Comme leurs fronts sont beaux,
Dans leurs cris et leurs rires,
Vais-je donc mourir ?
Quel est ce désordre
Dont s’échappe tout ce qui fut,
Ce jour, au jeu abstrait,
Brodant l’absence dans les regards,
Vais-je donc mourir ?
Ta voix n’est plus qu’un murmure,
Un lointain trouble dont je perçois l’écueil
D’un dernier baiser roulé sous l’automne.
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Texte protégé par une licence CC BY-NC-ND 3.0
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https://www.atramenta.net/books/chants-de-la-douzieme-heure/454
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