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Quelques irréductibles campent dans Venise,
Cherchant par tous les moyens à la préserver,
Si, par la faute des hommes la ville agonise,
D' autres essayent aussi de la conserver.
Trop de touristes ont tué cette ville,
Dix ans déjà que la mer l'a inondée,
Endommageant ses rues, ses palais tranquilles,
Toutes ces merveilles qui faisaient sa fierté..
Plus personne n'arpente ses ruelles
Ses canaux sont devenus des dépotoirs,
l'odeur fétide de l'air est continuelle
Et s'exalte surtout dans la tiédeur du soir.
Les oiseaux la traverse d'un vol rapide
Quand les derniers rayons caressent ses palais,
Mais, ce n'est plus qu'une coquille vide
Ses habitants l'ont , à tout jamais, déserté
Pourtant un drapeau doré encore flotte,
Déchiqueté par la violence du vent,
Le lion résiste , mais sa place est morte,
Saint Marc brille toujours , mais pour combien de temps?
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