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Souvent au coin du feu je pense à vous cher maître
Hélas, ils ne sont plus, ces jours délicieux
Ou votre voix de guide épelait chaque lettre
Et quand parfois la bise larmoyait d'eau nos yeux
Nous retrouvions avec bonheur l'antique poêle
Votre amour du travail, triomphait bien souvent
Ainsi notre ignorance affaissait son blanc voile
Ma tête de linotte affrontait chaque vent
Avec la peur au ventre ignorant cette chance
De pouvoir étudier les meilleurs écrivains
Vous étiez le terreau, nous étions la semence
Pourtant nul ne pouvait connaître nos destins
Le papier frissonnant sous la plume amoureuse
Au jour de la dictée exprimait la langueur
Rythmé par le flot bleu de l'encre généreuse
Où fleurissait souvent, la tâche d'une fleur
Aux premiers jours d'été, les vacances venues
Oubliant les leçons, les verbes composés
Le plaisir m'entrainait sous les arches branchues
Je ne pouvais quitter les chants échevelés
Sans ressentir un feu couvant comme la cendre
Mon âme éternisait, le soleil et l'azur
Et j'idéalisait la sublime Cassandre
Epris à ma façon, j'écoutais mon cœur pur
Que de fleurs foisonnaient en l'ardente clairière
Le parfum capiteux des calices vermeils
d'un souffle merveilleux, nimbait d'or ma prière
Le charme des rayons m'était de bons conseils
Mais tout ce qui se meurt et tout ce qui respire
Bercent le pèlerin dans le calme du soir
Le temps emporte tout sur son triste zéphire
Au gouffre du néant pointe le désespoir
Quand le flambeau tremblant oppresse ma pensée
Je pars me consoler, par les prés, par les bois
A l'écart des humains le long d'une vallée
Je cherche au fond moi, la cause de mes choix
Souvent seul et rêveur, quand l'ombre m'emprisonne
Quand le rire me fuit, à l'heure du chagrin
Au profond de ma nuit, votre regard rayonne
Et je sens mes regrets devenir anodin
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