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(Repost d'un poème de 2012)
Dans l’obscurité des choses les mots sont souvent masqués…..
Qu’une aube frissonnante à mes yeux se renie,
Et les riants désirs se meurent en rêvant,
Comme ce jour blême qui se lève, impuni,
Pour flamber en hurlant, féroce et survivant.
Et tu rachèteras, ô mon âme insolente,
Tous les fruits de la Terre et des nues empourprées,
Qu’au colosse tranquille à la main déférente
Tu raviras, sournois, de ton chant déchiré.
Dérobe ma prunelle et tu liras enfin
Quand le soleil pâli vient mourir en pleurant,
Toute l’ardente moire et mon cœur abyssin
Qui dans son inclémence espère en soupirant.
Aux pourpres délicats qui décorent ces temples,
Aux inconstants fracas qui dévorent le Temps,
Je livre à ce quadrige un effroyable exemple
Pour ces bastions furtifs qui rongent nos tourments.
Alors, comme un soldat qui entend la grenaille
Ou un éclair lointain et fuit, épouvanté
J’irai tel un rhéteur absoudre la canaille,
Et fulminer, tremblant, mes songes agités.
Mon œil ardent se couche en archangeux trépas,
Ma main lâche le sceptre et bénit mon linceul,
Qu’en ce doux crépuscule au dernier de mes pas
J’irai en homme envieux, m’endormir las et seul.
Ô, hâblerie vorace, en frémissante épouse
A l’appétit tenace et sensible à la fois
Dans une alcôve exquise aux moires andalouses
Tu iras respirer les parfums d’autrefois.
Dans tes chemins confus aux rimes immortelles
Tu iras trop frivole à faire sombrer la nuit
Au relent monotone où git calme et cruelle
La nonchalance extrême aux portes de l’ennui.
Dans ton extase brève aux confins des deltas,
Quand frissonne en dormant, timide et confidente
L’antique nudité des pauvres galetas,
Tu dormiras en paix dans ta foi innocente.
Alors tu renaîtras aux fulgurances vives
Que les printemps ternis avaient emprisonnées,
Sous les cieux vieillissants que mon âme ravive
En de fiévreux soupirs aux rythmes enchantés.
Obscuritate rerum verba saepe obscurantur.
Dans l’obscurité des choses les mots sont souvent masqués
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