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Connaissez-vous l'appel de la claire fontaine
Au rire cristallin, ravivant le vieux chêne
Annonçant les beaux jours embaumés par l'amour
Lorsque l'hiver s'éteint, qu'avril est de retour
Quand pour charmer le soir, le rossignol prélude
Un Ave Maria, d'intense plénitude
Qu'au crépuscule en feu, ce grand compositeur
Couvre d'or les amants de son baume enchanteur
Quand le torrent fougueux de blancs émaux, écume
Qu'aux cris des martinets l'antique soir s'allume
Irisant le vallon de souffles vaporeux
Et le plaisir d'écrire au poète amoureux
Quand l'horizon dénoue une écharpe d'étoiles
Que sur chaque buisson palpitent mille toiles
A l'heure où le berger regagne son logis
Délaissant le cœur gros le paisible maquis
Dans son écrin dorés le terroir s'angélise
D'où s'exhale un parfum que promène la brise
Riche de romantisme il neige du bonheur
Le silence en rêvant éclot sur chaque fleur
Le bois devient alors otage des ténèbres
Souverain de la nuit les rapaces célèbrent
Au jardin de la lune un miel en devenir
Et l'amour merveilleux se meurt en long soupir
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