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Je ne suis pas de ceux que l'autel étourdit
Le fracas du tocsin, n'est point de mes écoles
J'aime plutôt le vent, les verts sous-bois sans bruit
Pas besoin d'une croix, de divines paroles
D'éblouissants tableaux, au charme si Flamand
Un nuage, une fleur peut élever mon âme
Aux faîtes du plaisir autant qu'un divin chant
Tout l'art de l'écrivain devient une oriflamme
Lorsqu'à l'aube son ciel se couvre d'or poudreux
Ainsi qu'un beau vitrail, le soleil y flamboie
Caressant son esprit d'un pollen merveilleux
Ce labeur chaque jour, lui apporte la joie
Pourtant je vous le dis croire peut être beau
Lorsque le cœur reçoit le sceau du bréviaire
Le mystère des saints en l'âme est un joyau
Par le magnificat, le chœur devient lumière
La foi c'est croire à l'autre en offrant la bonté
Du baume délicat captivant la tendresse
Un ami véritable au cœur reste sacré
Son message d'amour vaut autant qu'une messe
Mais faire de cet or, un pieu contre l'humain
Pour éteindre le cœur d'une simple personne
Je vous le dis ainsi, me cause du chagrin
Ce malheur incessant de jour en jour m'étonne
Si la grâce vous touche armez-vous d'un pinceau
D'un crayon, d'une plume et faites la conquête
En recherchant le don, du bonheur le plus beau
Pour réussir sa vie on peut être poète
Ou simplement pêcheur, musicien ou rêveur
Avec le sens aigu du tact diplomatique
L'art le plus éminent peut devenir sauveur
Qu'importe le flacon aimer reste magique
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