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J'eusse aimé te couvrir d'or et de marjolaines
D'un message d'amour au serment éternel
De roses en bouquet au pied de ton autel
De bijoux et d'émaux, de fines porcelaines
Broder de feuille en fleur d'un geste ensoleillé
Au cœur d'un vert laurier, une belle couronne
Enlacé de fil d'or, pour que ton front rayonne
Etant la plus jolie au concours de beauté
Mais je n'ai que mon cœur et pour seule fortune
Des pétales de mots neigeant sur mon esprit
Or la plume en satin ne fait point un habit
Le mot sans apparat ne peut offrir la lune
Un temple sans idole est un printemps sans fleurs
Je n'imagine pas mes nuits sans ta lumière
Quand sous mon abat-jour se trame ta paupière
Le soleil simplement se dentelle en splendeurs
Alors je veux t'aimer de saine poésie
D'odeur de foins coupés, de tendres floraisons
Et d'écrits merveilleux doré comme moissons
D'un encrier pareil aux lacs bleus d'Arcadie
Je ne sais plus rimer pour tout autre que toi
Il n'est qu'un nom le tien, que caresse ma plume
Comme un beau livre ouvert ton regard me consume
Ces deux étoiles d'or, éclairent mon émoi
Et mes mots ont une âme infiniment fidèle
Chaque vers par sa forme abrite mon amour
Pour mieux perpétuer le miel de chaque jour
Et mime à chaque instant le vol de l'hirondelle
Aujourd'hui si j'écris un jour tu comprendras
Que mon bonheur c'est toi, ma flamboyante reine
Souviens-toi de mes mots, ils sont une fontaine
Puisse ton cœur fleurir, lorsque tu me liras
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