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Sous les branches qui font un cocon au silence
On dirait que le ciel se part d'un manteau d'or
Sur les bord de ce lac à l'onde transparente
L'harmonie ouvre au jour un vaste corridor
En frôlant le miroir les hirondelles passent
Aux confins du Morvan une éternelle paix
Incite le poète à de riches audaces
S'il veut qu'en lettres d'or se gravent ses feuillets
Août couronne l'été, en tramant la lumière
sur les sentiers moussus, intimement fleuris
Au cœur ombreux des bois le merle solitaire
Lance un magnificat de taillis en taillis
Calvaire, antique croix, champs de blés, vieux villages
Où tant d'amours d'enfants reposent à jamais
Ici, point d'océan, seul de vagues ombrages
Bercent de brume et d'or les augustes forêts
De prés en verts vallons la rivière chemine
Et se met en valeur charmant de ses cristaux
Le flanc des boqueteaux, accueillant l'églantine
Où l'onde réfléchit de merveilleux émaux
C'est l'âme d'un pays Que caresse la brise
Quand l'aurore sourit aux yeux des amoureux
Et au temps du coucou le printemps s'angélise
Sur l'horizon serein, d'un front voluptueux
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