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S'il est bien un endroit où je voudrais mourir
Ailleurs que dans ses bras, c'est en terre Comtoise
Sous les grands arbres verts, je n'ai d'autre désir
En tout bien tout honneur mon âme est villageoise
Aspirant le délice au col de chaque fleur
Je suis ce papillon que le printemps enflamme
Au retour des beaux jours je soigne mon bonheur
Le pré plein d'allégresse est ma belle épigramme
Au milieu de mes bois, sous les cieux enchanteurs
Ma plume délicate a su trouver la fête
Aux rayons du soleil de brûlantes couleurs
D'un prélude soudain me firent doux poète
En quittant à regret l'existence ici-bas
Comme il serait plus doux de fermer les paupières
Sous un divin feuillage ombré par le lilas
A cette heure profonde où toutes les lumières
Retrouvent l'horizon, au rythme cadencé
De l'Ave Maria, si semblable au poème
D'un envoi merveilleux de mots à méditer
En peignant les étés ainsi que je les aime
A l'âge où vieillissant je veux me souvenir
De la voix cristalline au cœur de la dentelle
D'un beau gazon fleuri, que l'astre vient bénir
Au son des carillons d'une antique chapelle
Quand le corps est touché par le vilain trépas
Je voudrais bien savoir où va la destinée
Avons-nous seulement une place là-bas?
Je ne crois plus à rien, sinon ma dulcinée.
Tant sa lèvre et ses yeux inondent ma raison
Que donc puis-je espérer de mieux que sa présence
Pour le dernier adieu je veux son édredon
Là, je voudrais aimer jusqu'à la déchéance
https://youtu.be/jSC7NwW0l0s
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