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L'irascible excroissance
Que tu dévisages
Un bidon d'essence
Pour laver l'outrage
Recroquevillé sur des lambeaux
L'espoir s'est éteint
Il n'y aura pas de plus beau
Que le rêve au fusain
Le refuge de satin
Que l'on puisse voir
Les terribles matins
Au bout du miroir
Le roi de la pensée
Est l'esclave des rêves
Et toujours éveillé
Fuit la nuit sans trêve
Pourtant l'obscurité
Que l'on vit sans manteau
Donne à voir la beauté
De ce monde en étau
Avoir été le pantin
Du fantasme de l'autre
Croire que le matin
Est le rêve où l'on se vautre
On doit donc faire avec
Son ombre et son reflet
Malgré la chaleur le froid sec
Ouvre les yeux, vois, et renais
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