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Guérir la morale pour mieux penser,
aux flux de sang qui coulent dans les pensées,
cet arbitrage sera libre, une liberté pour panser,
la meurtrissure des vagues à l'âme pour y apposer,
je vais bien sûr y penser...
Recoudre la plaie, la morsure du temps sera panser,
d'un bandage, d'une banderole muette pour y penser,
aux silences lourds, mi-lourds au combat des opposés,
la marche des pas, fera-t-elle des émoules à ces pensées,
je vais cautériser cette blessure pour y penser...
Prendre la potion, magie d'un dialecte sans penser,
aux lendemains, si douloureux, la souffrance est à panser,
avec des rires, des joues roses, aux esprits sensés,
savoir aimer, courir et donner cet avoir à nos insensés,
je vais autant que je le peux y penser..
Le plâtre d'un bras ou d'une jambe, reconstruction des pensées,
l'os à ses fêlures,aux vices cachés derrière, vite dépasser,
par les maux de crâne, traumatismes des paroles, vocabulaire à panser,
aux nuits tumultueuses, on rêve que l'illusion n'est pas à inverser,
aux versets, aux poèmes, aux lectures si douces à verser,
dans le plus profond de nos corps, je vais y penser...
Je vais y penser, dispenser, et recomposer,
l'altruiste n'est pas à panser, mais surtout pas repenser...
didou écrit le 11 11 2015
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