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Courant les bois, les prés, la plaine
Cherchant nourriture au hasard
Tu ignorais l'oeuvre malsaine
De cet humain, pauvre renard
Ta grâce le rendait sauvage
L'homme au fusil se veut le roi
Te décidant atteint de rage
Entre enragé aucune loi
Penser à ta progéniture
Offrait à ton cœur un soleil
J'aurais aimé que sa nature
A ton cher amour soit pareil
Sur le bord d'un talus paisible
Sa cruauté suivait son cours
J'ai découvert ta mort horrible
Je le savais depuis toujours
L'humain est une bête immonde
Son plaisir premier, c'est tuer
Le vent frémit, sa foudre gronde
Etant un homme j'en suis navré
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