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J'ai besoin de tes fleurs, de tes mots délicieux

le mercredi 02 décembre 2015, à 12:04. Posté par plumeflore


    Comme un tiroir secret dans une antique armoire
    J'aimais les mots dorés surgis de ta mémoire
    Quand t'écrivais des vers sur le divan Chinois
    Hélas, ce temps est mort au soleil de tes doigts

    Ton front soudainement cherche la délivrance
    Comme toi j'ai vécu la livide souffrance
    J'ai tant rêvé de fleurs aux parfums inconnus
    Aux magiques bouquets que tes mains ont tenus

    Voila donc mon pays privé des hirondelles
    De sa blonde splendeur, de ses roses nouvelles
    En vain je cherche l'or de ton divin bougeoir
    Le souffle lumineux, quand tu venais le soir

    Sous l'antique tilleul, ombré de porcelaine
    Juste avant que la nuit s'avance souveraine
    A quel noir aquilon s'engourdit ton esprit?
    Je voudrais que mon vent t'arrache à tout répit

    Où est-il aujourd'hui ton sublime offertoire?
    Il faut un don c'est vrai pour croire à la victoire
    Les faux bergers tapis sous des semblants humains
    Sont venus jeter l'eau sur le feu de tes mains

    Savent-ils seulement où le bonheur s'achève?
    Enfouis sous le poids de l'éternelle sève
    Pour ne pas offenser doit-on fermer les yeux
    Où manquer de courage et accepter l'odieux?

    Ta plume d'Orient en ce jour est muette
    Ce corbillard fleuri c'est celui du poète
    Et tout ce qui faisait refleurir le printemps
    Et ce silence d'or celui des pauvres gens.

    Une flamme invisible habite ta poitrine
    Comme de l'or très pur elle coule en ton sang
    Couronne de martyr à la mordante épine
    Qui fait de toi cet être au cœur éblouissant

    Je ne veux pas de vase où se fane une rose
    Je n'aime pas ce blanc où ton âme repose
    Qu'il m'est lourd de te voir, bel arbrisseau sans fleurs
    De voir que ton talent se teinte de pâleurs

    Dont mon cœur dépouillé garde la nostalgie
    De tes poèmes bleus j'attendais la magie
    Le visage couché sur tes dernières fleurs
    Je m'endors souriant pour mieux cacher mes pleurs

    Ton cœur où ne sort plus ni sceau, ni auréole
    N'est plus un nid douillet, une tendre corolle
    Il était mon oiseau, mon rêve devenir
    Ma belle vigne en fleur parfumant mon plaisir

    Redeviens, papillon, fleur qu'un souffle balance
    Sois ma forêt qui chante et ma noble substance
    Qui pareil au repos des instants satisfaits
    M'inonde d'ambroisie et me berce de paix

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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
domidom le mercredi 02 décembre 2015, à 18:41
C'est un superbe poème, bien sûr , j'ai dû le lire et le relire plusieurs fois.... Les poèmes longs sont un peu ma bête noire et me posent toujours un problème, quand j'arrive vers la fin, je ne me souviens plus du début...
C'est pas grave, seulement très ch...t.
Ceci-dit, j'ai adoré te lire.....
(Une petite faute de rappe"Avoir tenu")...
Bises Marc, Domie...

Pierre le jeudi 03 décembre 2015, à 16:42
Magnifique Poème ! Amitiés
( Sont venus jeter l' eau )

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