|
Promesse et Blessure du Dehors.
…..Un Naître nous échut, à Nous, Mortels par la Chair et le Sang et la Souffrance Ardente, une Naissance obscure et sans Justice, à nous-mêmes absentée, dérobée, Une Place et un Temps, un Jour-même d'Enigme, en Nudité et par le Cri. Un Naître Nous échut, à la Vie, à la Mort, qui hante et qui engage, Promesse et Blessure du Dehors, Corps à Corps dans la Beauté et l'Abjection des Choses entremêlées, Eclair, Orage d'Être, Poussées, Forces inverses, un Naître nous échut dont on ne revient pas, Change, Effort, Insomnie, dans le Déséquilibre et dans le Nombre.....
Cadencement des Temps, Cadencement des Coeurs, le Temps des Afflictions, Blessures à Vif et dans le Coeur, Temps des Consolations, des Gratifications pour le Temps de l'Absence et des Peines subies, toujours reprises, toujours ils reviendront, L'Agir et le Pâtir et le Jouir, les Plaies de Déception que le Dehors inflige et la Fête Des Sens que le Dehors promet, les Symphonies et les Visions baroques, L'Etonnement des Sculptures du Réel, la Danse imaginale des Couleurs, les Appels Equivoques des Autres, les Mimes, les Rites obscurs de leur Silence, l'Ombre que Nous traçons d'une Main souvenante, pour conjurer le Deuil, l'Oubli que toujours ils Seront, l'Ecart, le Rien et le Dehors, l'Amour qui manque, vacillante Mémoire par la Promesse et la Blessure, Cadencement des Temps, Cadencement des Coeurs !.....
Tu vois, nous sommes au-dehors, par le Corps et la Chair, l'Espérance du Bien nous Quitte peu à peu, le long des Routes qui bifurquent, s'entrecroisent et ne conduisent Nulle part, à nul Refuge que ces Abris précaires que nous nous construisons, ici et là, Et nous avons toujours été en Route, parmi la Violence des Hordes, nos Convoitises, L'Avidité de Provenance obscure qui hante chaque Corps. Nous sommes en Exil de Toute Eternité et nous nous consolons par de vaines Etreintes, par d'éternels Récits Que tissent la Veille et le Sommeil.....Promesse et Blessure du Dehors, la Beauté Lancinante exaspère nos Rêves, vois-tu la Gloire des Paysages ouverts, l'Elan, la Torsade des Arbres qui cherchent la Lumière, le Combat millénaire de l'Eau et de la Pierre ? Et vois-tu le Serpent qui coule dans les Herbes, l'Orage qui attend et ces Lambeaux de Ciel plombés de Noir ? Je me souviens d'un Crâne, béant, dans la Prairie heureuse !....
Promesses et Blessures dans la Paume des Mains, sur la Visière du Front, nous Sommes en Errance et dans l'Intrication ! Ordre et Chaos des Choses ourlent nos Représentations. Pluralité des Mondes ! Chevauchement des Temps ! Ils endurent, Les Mortels, Promesses et Blessures, le Rythme triple de tout Être, l'Unité désunie Dont nul n'est Sauf. Ô l'Archaïque et l'Actuel ! Ô le Futur ! Et nous nous éloignons Sur les Routes d'Exil, chargés d'Oubli, chargés de Chair et de Souci, demi-voyants, et La Kyrielle des Paroles qui disent le Dehors, la Fantasmagorie de Gloire et de Misère !
Un Naître nous échut, un Jour d'Enigme, dans le Dehors, en Nudité et par le Cri. Un Jour qui fut Promesse, un Jour qui fut Blessure !.....
|