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Des frissons dorment sous la gaze des rideaux.
Une vague lueur flotte comme un vieux songe
Sur tes chairs apaisées aux douceurs d’un axonge,
Mais ta main tremble dans l’éclat des péridots.
Ton sourire, du temps, ne sait laver l’affront.
Au loin gronde le bruit du bonheur qui s’efface
Et l’âtre fait danser des ombres sur ta face,
Avec ses longs sillons qui déchirent ton front.
Entends-tu, près de toi, cette clameur sauvage
Et les vagissements d’une horde aux abois ?
As-tu franchi les ans pour entendre une voix
Dont l’écho s’amplifie dans la haine et la rage ?
Et ce mirage, au loin, dans un brouillard épais,
Ne vois-tu pas que c’est l’illusion de la paix ?
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