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Livré dans la douceur au charme de l'étude
Sous le feuillage ombreux, d'or fin enveloppé
J'écoute un rossignol au lancinant prélude
Serait-il pour mon cœur le plaisir espéré
Tout comme le refrain des petites fauvettes
J'aime à voir le soir pur s'empourpré de rayons
Et respirer les bois semés de violettes
Tandis que les bosquets accueillent les pinsons
Que j'aime de ces bois le silence paisible
Ce calme si profond que le jour au déclin
Enrichit simplement d'un coucher impassible
Ainsi vient le moment du poème prochain
En mirant le ruisseau je goûte à son eau vive
Je deviens éternel, sans regret du passé
La lyre d'or m'éclaire et ma plume salive
De même que mon front serti de pureté
La source pleure au bois d'un chant que rien n'égale
Je connais ses couplets à l'archet pénétrant
Dans ces embrasements le muse vespérale
De sa volupté seule, accompagne le vent
Que m'importe le monde et la foule vulgaire
Rien ne peut me guérir d'écrire noir sur blanc
D'un rêve suspendu, ma pensée éphémère
Par de nouveaux soupirs, voluptueusement
Souvent je m'entretiens avec la nostalgie
Je sens alors en moi, je ne sais quel bonheur
Que la grâce déploie en simple poésie
Se fondre dans mon âme en doux parfum de fleur
Je rends un tendre hommage à tout ce qui me touche
L'amour est dans mon cœur, j'en connais le frisson
Les mots ne sortent pas, ils restent sur ma bouche
Si je demeure heureux, j'en connais la raison
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