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Tu es apparue soudainement un peu timide te dévoilant devant tous ces étudiants
Fixant mon regard hagard sur toi j’ai compris que rien ne serai plus comme avant
Comme Baudelaire j’avais ce spleen qui transcendait mon esprit et mon inconscient
Les fleurs du mal faisaient partie de mon éternel jardin, refusant de se faner malgré le temps
J’avais finalement oublié que le temps avait laissé passer le passé et qu’il fallait le laisser s’envoler, que ce qui compte c’est l’ici et maintenant
Je ne saurais dire si c’est une destinée seulement je me demande si cela était prédestiné, peut-être les vertus du hasard dans toute sa splendeur
Nos regards se sont rencontrés, ils se sont tout de suite adoptés, l’évidence tombait sous le sens pour nos yeux hébétés, c’est finalement eux qui ont fait parler notre cœur
Nos cœurs battent de concert guidés par le seul chef d’orchestre du naturel émotionnel, une éternelle répétition dans notre gestuelle, des gestes en synchronisation, qui paraissent avoir toujours été présents
Nous nous sommes laissé aller sur cet énorme voilier, oubliant notre boussole volontairement car qu’importe les vents et les marées, l’amour saura toujours nous guider
S’abandonner en plongent dans ton regard, une touche d’espoir ravivant la flamme d’une palette de sentiments rester lattant depuis bien trop de temps
Le bouleversement a été d’une douce déstabilisation, croiser ton regard c’est comme te revoir à chaque instant, te redécouvrir au gré des journées qui défilent, le soleil au loin peut se coucher, je sais maintenant qu’il se relèvera pour illuminer toute cette beauté
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